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dimanche 19 juillet 2015

Le Paris des Merveilles, Tome 3: Le Royaume Immobile

Auteur: Pierre Pevel
Editions: Bragelonne
Collection: Steampunk
Parution: 20 mai 2015
Pages: 384
Prix: 17.90 EUR

Quatrième de couverture:

La porte vers la capitale d'OutreMonde, Ambremer, amène bien des Merveilles au Paris du siècle passé: La tour Eiffel est bâtie d'un bois blanc qui chante à la Lune, sur les Champs-Élysées, le feuillage des arbres diffuse à la nuit une douce lumière mordorée, et les créatures féeriques vivent parmi les hommes.

Alors que tous ne songent qu'aux prochaines élections du Parlement des Fées, Griffont doit aider un ami soupçonné du meurtre d'un mage du Cerlcle Incarnat. De son côté, Isabel se trouve aux prises avec de dangereux anarchistes venus de l'OutreMonde et bien décidés à ensanglanter Paris pour se faire entendre. Mais bientôt Griffont et Isabel découvriront que ces deux affaires sont liées, et lèveront alors le voile sur un secret ancien susceptible d'ébranler le trône d'Ambremer.

Mon avis:

Vous devez vous demander s'il n'y a pas une erreur quelque part. Non, je vous rassure. Je n'ai tout simplement pas fait la chronique du Tome 2 du Paris des Merveilles. Pourquoi ? En fait, je n'arrivais pas à me concentrer. À chaque fois que je tentais de reprendre ma lecture, mon esprit se mettait à vagabonder de-ci de-là. Résultat, en achevant mon livre, je me suis aperçue que je ne n'avais quasiment rien retenu de ce que j'avais lu.
Dans quelque temps, je replongerai dans cet opus pour en faire une chronique qui ressemble un minimum à quelque chose.
Mais fort heureusement, cela ne m'a absolument pas empêché de suivre ce dernier tome.

Nous retrouvons derechef notre duo, Griffont et Isabel, pour de nouvelles aventures.

Un mystérieux gnome noir est assassiné non loin de l'habitation d'Isabel. Son poignet est marqué d'un étrange symbole.
Le Cercle Cyan se retrouve dans une situation difficile. Un de ses jeunes membres est soupçonné d'être mêlé à la disparition et au meurtre d'un membre d'un cercle rival - le Cercle Incarnat - avec qui il devait se battre en duel pour des raisons, somme toute, équivoques. Notre mage préféré ayant été choisi comme témoin par son pair et tenant à aider un ami, se retrouve également impliqué, ce qui le met dans une situation délicate car cette affaire risque de compromettre son entrée au Parlement des Fées.

Isabel est victime d'un attentat au pied de la tour Eiffel revendiqué par un groupe terroriste bannit de l'OutreMonde qui milite et menace le pouvoir en place depuis la Terre.

Les évènements s'enchaînent, des interrogations restent en suspens mais petit à petit tout commence à se délier, à se regrouper et à se mettre en place.

Nous en apprenons un peu plus concernant le passé de la Baronne, sur les circonstances de son exclusion du Royaume des Fées ainsi que sur le lourd secret qui s'y rattache. Tout ici est histoire de manipulation, de politique, d'ambition mal intentionnée et de vengeance.

J'avoue avoir été moins transportée par ce dernier volume même s'il nous réserve encore quelques belles surprises, que l'action et les rebondissements ne manquent pas.
Pour ma part, le charme a été un peu rompu. Je trouve ce tome moins "merveilleux", moins instructif aussi. De brefs passages du livre m'ont fait ressentir ce petit frémissement que j'avais eu en découvrant cette atmosphère incroyable mais ils furent minimes.

Certains personnages, qui donnaient une réelle profondeur à cet univers, sont mis à l'écart sans réelles raisons, comme si l'auteur voulait s'en défaire, sans trop savoir comment, pour se concentrer uniquement sur les principaux protagonistes. D'autres font leur apparition mais n'apportent pas grand chose de plus à l'histoire. Je trouve cela dommage. Toujours aussi bien écrit, Le Royaume Immobile n'en reste pas moins palpitant et j'ai tout de même passé un agréable moment de lecture.


dimanche 12 juillet 2015

Princesse Sara, Tome 1: Pour une mine de diamants

Auteur: Audrey Alwett
Illustrations: Nora Moretti
Editions: Soleil
Collection: Sol. Blackberry
Parution: 27 avril 2011
Pages: 48 pages
Prix: 10.95 EUR

Quatrième de couverture:

Sara a toujours vécu aux Indes, lorsque son père l'envoie parfaire son éducation en Angleterre dans le pensionnat sélect de Miss Minchin.

Immensément riche, grâce à une fortune bâtie sur les automates, Sara suscite rapidement amitiés et jalousies. Les haines s'attisent d'autant plus que Sara a pour elle toutes les qualités d'une princesse. Jusqu'au jour où son père décide d'investir sa fortune dans une mystérieuse mine de diamants...

Mon avis:

Petite fille, j'attendais le dimanche matin - le mercredi également pour le Club Dorothée ;-) - avec grande impatience pour pouvoir regarder à la télévision un dessin animé que j'affectionnais beaucoup: Princesse Sara.

Quand j'ai découvert, il y a quelque temps, une bande dessinée homonyme, ma curiosité a pris le dessus et je n'ai pu m'empêcher d'acquérir le premier tome en espérant y retrouver l'histoire de mon enfance. Pourtant, je ne suis vraiment pas amatrice de BD, mis à part peut être Astérix. Nostalgie quand tu nous tiens ! Le dessin animé ainsi que cette BD sont eux-mêmes inspirés de l'histoire écrite par Frances Hodgon Burnett que je ne connais pas par-contre.

Ce fut une très bonne surprise de constater que c'était bien la même histoire. Enfin, il y a tout de même quelques petits détails qui changent. Nous entrons ici dans un univers steampunk - en ce moment, il faut croire que j'y suis abonnée - où des automates font partie intégrante de la vie quotidienne. Certains noms de personnages ne sont également pas tout à fait les mêmes; Ms Minchin s'appelait, si mes souvenirs sont bons, Mlle Mangin et sa sœur est ici un des fameux automates domestiques qui lui sert d'aide à la pension.

Sara Crewe est une jeune fille de 11 ans originaire des Indes britanniques, issue d'une famille d'industriels à la tête d'une compagnie leader dans la fabrication d'automates domestiques. Elle vient d'arriver à Londres avec son père pour intégrer un pensionnat de jeunes filles afin de parfaire son éducation.

Sara est très riche, douce, intelligente, cultivée, pleine d'imagination, intègre et très altruiste. Forcément, son entrée à la pension de Ms Minchin suscite des jalousies notamment envers Lavinia qui était, avant son arrivée, l'élève modèle. Même si Nelly Olsen (cf. la Petite Maison dans la prairie) est un ange en comparaison, je peux comprendre l'exaspération de Lavinia face à cette nouvelle rivale. Je me souviens que, déjà à l'époque, Sara avait tendance quelques fois à, pardonnez-moi l'expression, me taper sur le système tellement sa perfection était poussée à l'extrême, au point que cela en devenait peu crédible.

Bref, son père repart s'occuper de ses affaires dans la colonie britannique mais les choses ne vont pas se dérouler comme prévu.

Ce premier tome reprend vraiment le début des aventures de Sara, son intégration, les liens qu'elle commence à créer avec certaines de ses camarades et autres domestiques. Les planches graphiques sont très bien faites et je trouve leur représentation bien plus attrayantes que celle du dessin animé.

J'ai apprécié ici les petites réflexions mentales de Sara qui la rendent un peu moins parfaite et un peu moins naïve. Le caractère hypocrite et détestable de Ms Minchin est beaucoup plus marqué donc plus intéressant à mon sens. 
  
Bien que j'ai éprouvé un réel plaisir à retrouver cet univers, je ne suis pas sûre de continuer à suivre cette série, n'étant plus autant touchée qu'autrefois. Peut être qu'en cas d'humeur nostalgique, j'acquerrai de temps en temps la suite. Par contre, je le conseille à toute jeune fille pré-adolescente car c'est une très belle bande dessinée.


mercredi 8 juillet 2015

Le Paris des Merveilles, Tome 1: Les Enchantements d'Ambremer

Auteur: Pierre Pevel
Editions: Bragelonne
Collection: Steampunk
Parution: 20 mai 2015
Pages: 384
Prix: 17.90 EUR

Quatrième de couverture:


Paris, début du XXème siècle.
Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n'est le Paris de la Belle Époque tel que nous l'entendons: la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, le farfadets, le bois de Vincennes, des chats-ailés discutent philosophie et une ligne de métro permets de rejoindre le pays des fées.

Occupé à enquêter sur un trafic d'objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n'a d'autre choix que de s'associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien...


Mon avis:

J'étais allongée bien tranquillement dans mon lit quand j'ouvris les premières pages de mon livre. Le style narratif de l'auteur me donna l'impression que l'on me susurrait à l'oreille "il était une fois" en me faisant signe d'approcher. Je me penchai et, soudainement, je fus transportée dans Le Paris des Merveilles de Pierre Pevel.

Ce fut réellement délicieux de découvrir notre capitale du début du XXème siècle qui n'était pas tout à fait la même ni tout à fait différente. Notre monde côtoie et se mêle sans ostentation à des univers fantastiques, principalement l'OutreMonde, peuplés de créatures féériques toutes plus fascinantes les unes que les autres.

Dans cet opus, nous fréquentons des Mages, des chats-ailés érudits, des gnomes, des fées, des gargouilles, des arbres qui vous font la conversation et j'en passe. Une des mes premières impressions fut de me retrouver dans un épisode des Brigades du Tigre version fantasy. Ici, nous ne nous suivons pas une quête, usuelle à ce genre littéraire, mais nous sommes plongés au milieu d'une enquête qui prend, au fil des pages, des allures de complot.

J'ai eu un réel élan d'affection envers les principaux protagonistes, notamment le mage Louis Denizart Hippolyte Griffont, LE Gentleman par excellence ! - Oui, je l'avoue, il m'a totalement conquise, pourtant cela ne m'arrive pas fréquemment -, ou encore la Baronne Isabel de Saint-Gil, magnifique enchanteresse aventurière, espionne, voleuse à ses heures, au caractère indépendant et vraiment bien affirmé. Certains personnages secondaires sont également loin d'être insipides et je ne pouvais les approcher qu'avec tendresse; mon gros coup de cœur revient à Azincourt, chat-ailé à l'accent faussement british, drôle, dévoué, précieux, orgueilleux même, un peu ronchon et légèrement susceptible.

Pierre Pevel a une manière d'écrire tout à fait exquise. Qu'il fut bon d'entendre les sonorités élégantes des dialogues, qu'il fut bon de suivre les descriptions de son Paris des Merveilles, de voyager à travers ses références historiques, de fréquenter de près ou de loin les grands noms de l'époque comme Georges Méliès ou Jules Verne. J'ai adoré ne plus savoir vraiment si je suivais par moments, un roman de fantasy, une enquête policière ou un roman historique. Je pense que c'est ce qui fait toute l'originalité ainsi que le charme de l’œuvre.

Le rythme de l'histoire est bien cadencé sans être trop intense ce qui nous permet de bien nous imprégner de l'atmosphère du récit, d'appréhender les personnages et de nous situer dans l'intrigue sans être perdus.

C'est avec un grand enthousiasme que je continuerai à suivre les prochains tomes de cette trilogie drôle, ensorcelante et un brin mystérieuse. 

dimanche 21 juin 2015

Darkwind, Tome 1: Mécanique infernale


Auteur: Sharon Cameron
 Titre VO: The Dark Unwinding
 Traduction: Vanessa Rubio-Barreau
 Édition: Bayard jeunesse
 Parution: 29 mai 2015
 Pages: 410 pages
 Prix: 16.90 euros

Quatrième de couverture:

Angleterre 1852, Katharine est envoyée par sa tante et tutrice au manoir de Darkwind où vit son oncle Tulman. Elle doit prouver que celui-ci a perdu la raison et le faire interner pour qu'il cesse de dilapider la fortune familiale. A Darkwind, Katharine rencontre un vieil homme excentrique, mais surtout génial, qui se consacre à l'invention de fascinants automates. A ses côtés, travaillent des dizaines de personnes qu'il a arrachées à la misère. Katharine doute: l'héritage familial mérite-t-il qu'on sacrifie son oncle et les familles qu'il protège ? Pour le savoir, elle décide de rester un mois à Darkwind. Trente jours au cours desquels elle se rendra complice d'espionnage, échappera de justesse à la mort et tombera amoureuse...


Mon avis:

Angleterre, manoir, époque victorienne, automates, il n'en fallait pas plus pour m'attirer vers ce livre. Il faut savoir que je suis une amoureuse inconditionnelle de ce pays ainsi que de cette époque, donc forcément, mes choix sont vite orientés. De plus, je découvre depuis peu l'univers Steampunk qui me plaît plutôt bien et qui me donne envie d'approfondir mes lectures en ce sens.

Katharine est acculée. Ses parents sont décédés. Sa majorité approchant, elle reste sans fortune sous le joug d'une tante contemptrice qui passe son temps à l'humilier et à lui assigner des tâches ingrates pour son bon plaisir. Tante Alice enjoint notre héroïne à se rendre au manoir de Darkwind afin de s'emparer de la fortune familiale qui doit revenir à son fils Robert. Katharine n'a pas d'autre choix que d'accepter, la condition des femmes de cette époque ne lui permet pas d'espérer de s'en sortir seule sans tomber dans la misère.

Arrivée sur place, elle découvre une demeure immense, dont l'atmosphère mystérieuse n'est pas des plus accueillantes. Sa présence loin d'être désirée, l'hostilité de ses occupants à son encontre est manifeste. Sans se décourager, bien décidée à accomplir sa mission sans faillir, Katharine s'impose et compte bien clôturer cette affaire le plus rapidement possible. Petit à petit elle découvre, non pas un simple domaine mais toute une société organisée dont les résidents ont été sortis de l'indigence.

La rencontre avec son oncle, homme singulier de génie, qui consacre son temps à élaborer d'extraordinaires automates, risque de tout remettre en question.

J'ai vraiment apprécié de me plonger dans cet univers bien construit, de partir à la découverte de ce mystérieux manoir, de voir évoluer Katharine au fil des pages, de la regarder devenir une femme prise entre de nombreux dilemmes aussi bien existentiels que sentimentaux. Les descriptions sont justement dosées pour laisser place à l'imagination. Les personnages sont vrais, attachants, et l'intrigue est très bien ficelée. Nous retrouvons ici des méchants qui paraissent gentils, des gentils qui semblent méchants, des protagonistes qui se battent pour leur survie. Même si certains évènements furent prévisibles pour ma part (nous sommes ici dans un roman jeunesse), c'est avec un immense plaisir que je continuerai la suite de cette aventure qui a toutes les chances de nous apporter de l'action, de nous entrainer vers de belles surprises, de mettre plus en avant d'autres caractères et de partir découvrir d'autres horizons.